Le Zen Sōtō

La transmission

Notre dojo s’inscrit dans la lignée de Maître Dôgen, fondateur au 13e siècle de l’école Sōtō du bouddhisme zen au Japon. Il s’agit aujourd’hui de la plus importante des écoles zen au pays du Soleil-Levant, devant les écoles Rinzai et Ōbaku.

Dôgen lui-même a tiré ses enseignements de Maîtres bouddhistes antérieurs.
Un héritage dont la source remonte au Bouddha originel, Siddharta Gautama (Shakyamuni Gotama en japonais) – ce qui relie son école à une sagesse remontant à 25 siècles… mais qui a gardé toute sa pertinence aujourd’hui.

Depuis près de 800 ans, le message de Maître Dôgen a été transmis dans le respect de la tradition zen : de Maître à disciple et de manière essentiellement orale.

Il faut attendre la deuxième moitié du 20e siècle pour que Taisen Deshimaru introduise le Zen Sōtō en Europe. Arrivé à Paris en 1967 sur la volonté de son propre maître, Kodo Sawaki, il y pratique zazen en ne parlant qu’un anglais rudimentaire. Ce qui ne l’empêche nullement d’attirer à lui de nombreux disciples, dont une poignée seulement furent certifiés maîtres dans la tradition du bouddhisme zen sōtō.

Roland Rech et Taisen Deshimaru

Parmi ceux-ci, on compte Roland « Yuno » Rech, figure incontournable et respectée du Bouddhisme en France et en Europe. Ce dernier est responsable du Dojo Zen de Nice et est l’auteur de nombreux ouvrages de référence sur le zen. Vice-président de l’Association Zen Internationale, il dirige aussi de fréquentes sesshin, notamment en Belgique, qui attirent des pratiquants de nombreux pays européens.

Notre dojo suit son enseignement.

Roland Rech aujourd’hui

Zazen

Posture de zazen

Zazen, c’est la posture de méditation propre au Zen : assis sur un zafu, les jambes croisées en lotus, le dos bien droit, la nuque étirée pour « pousser le ciel avec le sommet du crâne » et les mains jointes horizontalement par les pouces au niveau du bas ventre.

Dans le Zen Sōtō, la pratique de zazen est au centre des préoccupations.
Bien plus qu’une technique, elle constitue un puissant moyen de se libérer des illusions (ou bonnos) et des conditionnements inhérents à nos activités quotidiennes.

En étant « simplement assis » (shikantaza), en laissant passer les pensées « comme des nuages dans le ciel » tout en se concentrant sur le souffle, l’on est ainsi invité à expérimenter l’éveil tel que l’a connu le Bouddha originel.

Celui-ci se caractérise par un lâcher prise menant à observer les phénomènes en nous et autour de nous, sans chercher à retenir ni rejeter quoi que ce soit, sans chercher à obtenir quelque bénéfice que ce soit (Mushotoku).

Le méditant est ainsi naturellement amené à penser sans penser, « au-delà de la pensée » (Hishiryō). À travers cette expérience, il est libre de tout attachement, de toute souffrance, ce qui rejaillit positivement sur son existence entière.